L’IKIGAÏ

Article de Séverine de Résonne et sens

Hello,

Comment allez-vous aujourd’hui ?

  • Est-ce que la période de confinement dû au covid-19 a fait naître en vous des interrogations concernant votre avenir professionnel ?
  • Est-ce que vous aimez ce que vous faites ?
  • Est-ce que vous vous ennuyez dans ce que vous faites ?
  • Est-ce que vous sentez que vous êtes arrivés à un stade où le besoin de sens, d’utilité se fait de plus en plus présent ?

Si oui, laissez-moi vous parler de l’Ikigaï.

Ikigaï est l’équivalent japonais de la « joie de vivre » et de la « raison d’être ». Dans la culture d’Okinawa, Ikigaï est perçu comme une raison de se lever le matin.

L’Ikigaï se trouve dans le lien à l’autrui. L’Ikigaï est notre zone d’excellence pas notre raison d’être.

« si notre cœur est dans chacun de nos gestes, alors toute vie a du sens »

L’ikigaï se décompose comme ceci :

  • Ce pour quoi je suis doué
  • Ce que j’aime faire
  • Ce pour quoi je peux être rémunéré
  • Ce dont le monde a besoin

Si vous regarder l’image qui résume l’ikigaï, vous constatez que si l’on a trouvé une composante, mais pas une autre, il y aura toujours « un manque ».

Un exemple : la Séverine d’il y a 10 ans était doué pour trouver les bons profils pour chaque poste et était payé pour cela. C’était ma profession (responsable recrutement). Quel fut le résultat sur du long terme ? J’ai fini avec un sentiment de vide et lassitude au bout de 8 ans.

Alors comment réussir à trouver un métier que l’on aime, pour lequel on est doué, qui serait rémunéré et dont le monde a besoin ? 🤔 Pas si simple évidemment.

Entre l’éducation, les croyances, l’entourage, les valeurs etc, il n’est pas toujours évident de trouver son Ikigaï.

Pour y parvenir, vous pouvez notamment :

  • Lire des livres spécialisés sur le sujet : personnellement, j’ai lu « Le livre de l’Ikigaï : le secret du bonheur – Bettina Lemke ».Mais je ne vais pas vous mentir à l’époque (il y a 2 ans), j’avais encore beaucoup de peurs et blocages. Donc même si la lecture sur le sujet m’a aidé, je ne suis pas immédiatement passé à l’action.
  • Travailler avec un coach de manière individuelle ou collective : un bon moyen de se mettre en action. Si vous êtes prêts à travailler vos croyances/peurs et avez envie de passer à l’action, ce sera vraiment bénéfique de vous faire accompagner de manière individuelle ou collective.

Mais vous pouvez également commencer par débroussailler le chemin par vous-même.

Je vous donne quelques conseils, prenez donc un carnet, un stylo et allons-y !

1st step : « Ce que j’aime faire »

Beaucoup de personnes « complexent » de ne pas avoir de passion qui leur permettrait de trouver une vocation. Vous pouvez aimer faire quelque chose sans que ce soit une passion. Aucune obligation. Donc ne vous sentez pas « nulles » si vous n’avez pas de passions.

Ici, on va lister ce qui nous procure de la joie au quotidien, des passions si l’on en a, des loisirs…Qu’est-ce qui suscite de l’intérêt dans votre quotidien.

Si vous avez du mal à prendre du recul sur ce que vous aimez, mettez-vous au calme et prenez un moment pour pratiquer la méditation/visualisation : imaginez un moment où vous avez pris du plaisir ; une fois que ce souvenir est là, notez-le. Les réponses sont souvent en nous, mais le brouhaha quotidien nous empêche de nous écouter. Méditer permet de prendre du recul, de se recentrer sur soi-même et de renouer avec ce qui nous fait vibrer.

Alors c’est parti, je vous invite à lister toutes les activités que vous aimez.

2nd Step : « Ce pour quoi je suis douée »

En psychologie positive, le « flow » est un état d’expérience et d’intelligence optimale. Lorsque l’on atteint le flow, on est dans un stress positif, on a le plaisir d’agir, on est très concentré sur ce que l’on fait, on a une sensation de maîtrise de nous-même et notre environnement. C’est là qu’est votre talent.

Votre talent contrairement à vos compétences (qui elles ont été apprises et améliorées avec le temps) est inné, il ne vous demande aucun effort et vous l’effectuez spontanément sans même y songer.

Demandez-vous « Pour quelles actions mon entourage (personnel ou professionnel) me complimente ?» Cuisine, sport, dessin, musique… Ou encore une qualité humaine telle que votre écoute, patience, bienveillance. Notez ces actions et demandez-vous si c’est facile pour vous ? Vous le reproduisez aisément dans votre quotidien personnel, social, familial ? Est-ce que vous y prenez du plaisir ?

Cette partie, je vous l’accorde, est plus compliqué, car il faut bien se connaître. Pour les personnes qui manquent de confiance en eux, c’est parfois difficile de prendre ce recul. Vous pouvez soit questionner votre entourage soit vous faire accompagner par un coach si vous avez du mal à prendre conscience de vos talents.

3st Step : « Ce pour quoi je peux être rémunéré »

Effectuer un travail que l’on aime, c’est bien, pour lequel on est rémunéré, c’est mieux !

L’objectif ici va être de définir vos talents et compétences professionnelles pour lesquelles vous pouvez être rémunéré. Il est plus facile d’être payé si l’on est doué en cuisine que si l’on est doué en résolution de mots fléchés, je vous l’accorde.

Donc réfléchissez et à partir de ce que vous aimez, de vos talents, retenez ce pour quoi vous pourriez prétendre à une rémunération.

4th Step : « Ce dont le monde a besoin »

Pour atteindre cet équilibre que nous propose l’Ikigai, la dernière étape nous invite à réfléchir à ce que l’on souhaite apporter au monde, comment on voudrait contribuer à la société.

Est-ce qu’il y a des causes qui vous touchent ? (écologie, animaux, féminisme…)

Est-ce qu’il y a des choses que vous aimeriez changer ?

Est-ce que vous faites du bénévolat ?

Est-ce qu’il y a des personnes que vous admirez et pourquoi ?

Voilà pour mes conseils. Bien entendu, c’est un travail qui prend du temps et demande un investissement personnel, une introspection profonde.

Mon avis sur l’ikigaï ? C’est une belle méthode d’introspection et un bon moyen de lier équilibre vie pro/vie perso. Il ne doit pas être une fin en soi, car il n’y a pas une seule méthode pour trouver un objectif professionnel qui fait sens. Apprendre à mieux se connaître et expérimenter en complément sont pour moi des indispensables pour trouver ce qui résonne et fait sens. Les réponses sont en nous, toujours !

« La ou nos talents et les besoins du monde se rencontrent la est notre vocation »

Aristote
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